Je vous ais lâchement abandonné à Fukuoka il y a de celà plus d’une semaine maintenant et je m’en excuse. Croire que je me suis ennuyé depuis mon retour dans la capitale serait un leurre, non, les découvertes se sont accumulées. Hélas, la flemme, reportant chaque jour au lendemain la transcription de celles -ci, fait que je vous arrive maintenant avec trop d’histoires différentes pour entrer en détail dans chacune d’entre elle. Essayons malgré tout de vous en livrer l’essentiel. Bannissons les phrases inutiles et entrons directement dans le vif du sujet.
Première étape : Kamakua.
Kamakura est une ville située à une heure de train de Tokyo, au bord de la mer. Elle fût la capitale politique du pays au douzième siècle. De nombreux temples sont présents ainsi qu’une grande statue de Bouddha. Visites, pause sur la plage, le soleil, la chaleur, le vent, l’embrun, on est bien.
Rentrer directement serait possible mais sur le chemin du retour, une envie de restauration chinoise. Pas de problèmes, Yokohama, dans la banlieue immédiate de Tokyo, et son Chinatown. Canard laqué dans quasiment toutes les vitrines. La petite marche digestive qui s’ensuit nous amène vers Odaiba, pour ceux qui suivent ce sont les îles artificielles de la capitale.
Autre jour, autre ambiance : le zoo de Ueno.
La grisaille était au rendez vous mais la plupart des animaux étaient d’humeur joyeuse. Seuls réfractaires, le panda qui prolongeait sa nuit ne nous laissant appercevoir que son dos et les éléphants enfermés. Les autres s’agitaient plus ou moins, lions, tigres, ours, volatiles, mamifères, rongeurs. Ce zoo est le plus important de la ville et c’est vrai que les jambes sont mises à rude épreuve. Petite journée sympathique.
Week end Thaï.
Aux abords du parc Yoyogi (donc vraiment tout près de chez moi), le festival Thaï. De nombreux stands vantant les produits locaux, petits concerts. Le curry vert est vraiment très bon. Difficile cependant de se frayer un chemin dans la masse imposante de la foule présente.
Pause culinaire.
Invitation par la tenancière de "La jetée" à découvrir le goût de l’anguille. Tokyo est une ville portuaire et un quartier entier est dévoué au marché au poisson, Tsukijichijo, littéralement : bah… le marché au poisson… Là, bien évidement, de nombreux restaurants. Recette traditionnelle, servie dans une boite en bois laquée, les filets d’anguille (je sais pas vraiment si c’est du filet mais ça y ressemble… en tout cas dans mon idée de ce qu’est un filet…) dorment sur un lit de riz blanc. Première bouchée : oh la vache c’est bon… Aïeu!!! Il faut savoir que l’anguille est plein de toutes petites arrêtes qui font mal quand on se les plante dans le palet. Mais c’est super bon et avec un peu de technique, on ne sent même plus les aiguilles. Fin du repas, merci de l’invitation, flânerie dans le quartier tout proche de Ginza, quartier du luxe.
Tiens, ça fait longtemps que je ne suis pas allé au temple Sensoji… Sanja Matsuri.
Sanja Matsuri est une grande fête où défilent différents cortèges accompagnés de chants masculins. En arrivant sur les lieux, une bonne surprise, la réflexion de la grande porte est terminée, les échaffaudages sont tombés, on peut enfin l’admirer. La foule est toujours présente. Analyse rapide de ce que pourra être le parcours du défilé, prise de position stratégique pour pouvoir le bombarder de photos. Attente. Un cycliste se fraye un passage vers le temple. Dans le porte bagage situé à l’avant de son véhicule, un petit chien. Arrivé au pied du sanctuaire, le vélo stoppe, l’homme en descend, s’approche de son fidèle compagnon, lui prend les deux pattes avant dans la main gauche et pose la droite sur la tête de l’animal en appuyant pour le faire se courber. Une fois la prière du canidé finie, il remonte en selle et s’en va. … .
Le cortège arrive. Un premier char s’avance comprenant hommes et femmes en costume traditionnels suivit d’une troupe d’homme chantant. Il comprendra geishas, tambours, trucs bizarres, personnes agés en cannotier, portes étendards, un gens joyeu qui danse, femmes déguisées en grue (non pas de chantier, l’animal) et enfin un dernier char orchestre. Fin. La foule se disperse et moi aussi, non sans un passage dans les boutiques alentours.
Montées d’adrénaline : Fujikyu.
Samedi matin, levé à sept heures. C’est tôt. Bus à huit heures quarante, arrivée sur place dix heures vingt. Fujikyu est un parc d’attraction situé tout proche du mont Fuji. Enfin je peux le voir de près. Majestueux. L’endroit est sympathique, attractions sur rails où très souvent vous vous retrouvez la tête en bas. Petit point noir, pas énormément d’attraction et donc de très long temps d’attente pour quasiment chacune d’entre elle. Le pire exemple, le Dodompa. Deux heures de file, les haut parleur ne donnant que deux notes de tambour différentes et tels des galériens romains zombis nous avançons à une vitesse d’escargot asthmatique. Do do pa… Do do pa… Do do pa assènent les baffles. Enfin à bord du train, fermement attaché, 1, 8 secondes seulement nous amène à une vitesse de 172 kilomètres heure et 50 secondes à notre point de départ. C’est vrai que c’est impressionant comme manège mais deux heures pour cinquante secondes…
Le plus impressionant est sans doute le Eejanaika. Encore mieux attaché que dans le précédant (et on comprendra pourquoi), celui-ci nous propose un parcours où suivre le cour normal des rails serait déjà troublant mais pour corser un peu l’histoire, les sièges tournent indépendament du reste. Présent dans le livre des records comme le manège qui détient le plus de renversement au monde, l’aventure est, il est vrai, décoiffante.
Pour se reposer un peu de toutes ces émotions, nous décidons de faire une petite halte dans un onsen tout proche. Comment décrire ça? Peut être que le synonyme d’onsen est bonheur. Il s’agit en fait des bains publics japonais. Hommes et femmes sont séparés par une grande cloison. Après une petite douche, la détente absolue dans ces grands bains chauds. Différents choix plus ou moins thérapeutiques, à jet, sauna, interieur ou exterieur. En exterieur, l’eau était à 45 degrés. Je pense que les écrevisses où homards ont, pour la plupart, une belle fin. Hélas, l’heure de retour approche, d’accord, on dormira dans le bus.
Saga Africa.
Dimanche c’était l’Africa fiesta à Hibya parc. Allons y faire un tour. Nombreux stands pour chaque pays, très bon couscous marocain. Concerts, danses. Petite curiosité quand même : la grande majorité des personnes tenant les stand, s’égosillant ou se remuant étaient… asiatiques… Petites déambulations alentours, jardin de l’empereur, grands magasins et pour finir, buffet à volonté dans un chic restaurant italiens (pasta et fruits, hummmmm)
Voilà une liste non exhaustive de mes activités passée. Les détentes au parc ou balades dans Shinjuku ont été laissées de côté. Il ne me reste plus que dix jours pour en profiter alors je vais y aller. A très bientôt!!